Comment trouver et utiliser un code EAN produit pour vos articles ?

# Comment trouver et utiliser un code EAN produit pour vos articles ?

Dans l’univers du commerce moderne, l’identification précise des produits constitue le pilier fondamental de toute opération logistique et commerciale efficace. Le code EAN, adopté par des millions d’entreprises à travers le monde, représente bien plus qu’une simple succession de chiffres sous un code-barres : il s’agit d’un véritable passeport international pour chaque article commercialisé. Que vous soyez commerçant indépendant, responsable logistique ou entrepreneur souhaitant distribuer vos produits en grande surface ou sur les marketplaces, maîtriser l’obtention et l’utilisation des codes EAN devient rapidement indispensable. Cette norme standardisée garantit non seulement la traçabilité de vos articles, mais facilite également leur référencement, leur gestion en stock et leur reconnaissance instantanée par les systèmes de caisse du monde entier.

Qu’est-ce qu’un code EAN et sa structure normalisée GS1

Le code EAN, acronyme d’European Article Number, désigne un système d’identification normalisé qui attribue un numéro unique à chaque produit commercialisé dans le monde. Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, ce standard dépasse largement les frontières européennes et constitue aujourd’hui la référence mondiale pour l’identification des articles de consommation. Géré par l’organisation internationale GS1, ce système harmonisé permet à n’importe quel scanner de lecture optique de reconnaître instantanément un produit, quelle que soit sa provenance géographique.

La représentation visuelle du code EAN prend la forme d’un code-barres composé de barres verticales noires et blanches d’épaisseurs variables. Cette configuration graphique encode une séquence numérique qui peut être lue par des lecteurs optiques présents dans les points de vente, entrepôts et centres de distribution. L’universalité de ce format constitue un avantage considérable : un produit étiqueté en France peut être scanné sans difficulté dans n’importe quel magasin japonais, américain ou australien, garantissant ainsi une fluidité commerciale à l’échelle planétaire.

Décodage de la nomenclature EAN-13 et EAN-8

L’EAN se décline principalement en deux formats distincts selon la taille disponible sur l’emballage du produit. Le format EAN-13, comme son nom l’indique, comprend 13 chiffres et représente le standard le plus répandu dans le commerce mondial. Il s’applique à la quasi-totalité des produits de grande consommation, des denrées alimentaires aux articles électroniques, en passant par les cosmétiques et les vêtements. Sa structure permet d’encoder suffisamment d’informations pour garantir l’unicité de chaque référence tout en restant lisible par les systèmes de caisse.

Le format EAN-8, quant à lui, se compose de seulement 8 chiffres et s’adresse spécifiquement aux produits de très petite taille dont la surface d’emballage ne permet pas d’apposer un code-barres standard. On le retrouve fréquemment sur les confiseries individuelles, les petits produits cosmétiques ou encore certains articles pharmaceutiques. Cette version condensée reprend la même logique structurelle que l’EAN-13 mais avec une séquence numérique réduite, tout en préservant l’essentiel : l’identification unique et universelle du produit concerné.

Le préfixe GS1 et l’identification du pays d’origine

Les premiers chiffres d’un code EAN constituent le préfixe GS1, souvent appelé préfixe pays, bien que cette désignation prête parfois à

confusion. En réalité, ce préfixe n’indique pas forcément le pays de fabrication du produit, mais le pays dans lequel l’entreprise détentrice du code est enregistrée auprès de GS1. Autrement dit, un article fabriqué en Asie peut très bien porter un préfixe français si le siège de l’entreprise est basé en France. Les préfixes sont gérés par GS1 au niveau mondial et attribués par blocs à chaque organisation nationale (GS1 France, GS1 Germany, etc.), qui les redistribue ensuite aux entreprises adhérentes.

On retrouve par exemple les plages 300–379 pour la France, 400–440 pour l’Allemagne, 500–509 pour le Royaume-Uni, ou encore 690–699 pour la Chine. Cette information est utile pour les distributeurs, les services douaniers ou les plateformes e‑commerce qui souhaitent vérifier rapidement l’origine déclarative d’un code EAN produit. Pour vous, en tant que fabricant ou revendeur, comprendre ce préfixe GS1 permet de vérifier que vos codes EAN sont cohérents avec le pays d’immatriculation de votre société et correctement reconnus dans les bases de données internationales.

Le code entreprise attribué par GS1 france

Juste après le préfixe GS1, on trouve le code entreprise, parfois appelé préfixe entreprise ou préfixe propriétaire. Ce segment numérique est attribué à votre société lorsque vous adhérez à GS1 France. Sa longueur varie généralement entre 4 et 7 chiffres selon la taille de votre portefeuille produits : plus vous avez de références à coder, plus le code entreprise sera court, afin de laisser davantage de place au code article. Ce mécanisme garantit que chaque entreprise dispose d’un espace de numérotation suffisant pour couvrir sa gamme actuelle et ses futures extensions.

Concrètement, dès que GS1 France vous délivre votre préfixe entreprise, vous êtes responsable de la gestion interne des codes EAN associés à vos articles. Vous allez utiliser ce bloc pour générer des EAN uniques, en ajoutant un code article distinct pour chaque référence, format, parfum, couleur ou taille. C’est un peu comme si GS1 vous attribuait une « plaque d’immatriculation racine », et que vous complétiez ensuite cette plaque avec un numéro de série pour chaque véhicule – ici, chaque produit. Une bonne gouvernance de ce code entreprise est cruciale pour éviter les doublons et garantir la cohérence de votre catalogue.

La clé de contrôle : algorithme de calcul modulo 10

Le dernier chiffre d’un EAN-13, appelé clé de contrôle ou check digit, joue un rôle essentiel dans la fiabilité du système. Il ne correspond pas à une information produit supplémentaire, mais à un chiffre calculé automatiquement à partir des 12 premiers. Ce calcul repose sur un algorithme dit « modulo 10 », utilisé pour détecter les erreurs de saisie ou de lecture (chiffre manquant, inversion de chiffres, etc.). Lorsqu’un scanner lit un code EAN, il recalcule instantanément cette clé et la compare à celle imprimée : si les deux ne correspondent pas, le code est rejeté.

Le principe est le suivant : on additionne séparément les chiffres de rang impair et ceux de rang pair, en multipliant la somme des positions paires par 3. On ajoute ensuite les deux résultats, puis on ne conserve que le chiffre des unités. La clé de contrôle est alors le complément à 10 de ce chiffre (ou 0 si le résultat est déjà un multiple de 10). Vous pouvez reproduire ce calcul à la main pour vérifier un code EAN produit, ou laisser vos logiciels de création de codes-barres s’en charger automatiquement. Cette clé de contrôle, discrète mais omniprésente, est ce qui rend l’écosystème EAN particulièrement robuste face aux erreurs humaines.

Obtenir officiellement vos codes EAN via GS1

Procédure d’adhésion auprès de GS1 france

Pour créer des codes EAN produits reconnus par la grande distribution et les marketplaces, la première étape consiste à adhérer officiellement à GS1 France. Cette adhésion se fait en ligne sur le site de l’organisation, via un formulaire où vous renseignez les informations clés de votre société : raison sociale, SIRET, coordonnées, secteur d’activité et volume estimé de références à coder. Vous devez également préciser vos canaux de vente (magasins physiques, e‑commerce, export, marketplaces) afin que GS1 vous conseille sur le bon forfait.

Une fois votre demande validée et la cotisation réglée, GS1 France vous attribue votre préfixe entreprise et vous donne accès à un espace en ligne sécurisé. C’est depuis cet espace que vous pourrez gérer vos codes EAN produits, déclarer vos nouvelles références, télécharger des guides techniques ou suivre l’évolution des standards. L’adhésion inclut généralement un accompagnement pédagogique : webinaires, fiches pratiques, voire sessions de formation pour bien démarrer. Vous n’avez donc pas besoin d’être expert en codification pour utiliser correctement vos EAN, à condition de suivre ces bonnes pratiques.

Tarification et redevances annuelles selon le volume de produits

Le coût d’obtention de vos codes EAN via GS1 dépend principalement de deux facteurs : le chiffre d’affaires de votre entreprise et le nombre de références que vous prévoyez de coder. GS1 France propose plusieurs tranches tarifaires, allant de formules adaptées aux très petites entreprises (TPE, artisans, créateurs) jusqu’aux abonnements dédiés aux grands groupes disposant de dizaines de milliers de références. À la cotisation d’entrée s’ajoute une redevance annuelle, qui permet de maintenir votre préfixe actif et vos codes présents dans les bases de données GS1.

Pour une petite structure qui débute avec quelques dizaines de produits, le budget reste généralement raisonnable comparé aux bénéfices obtenus : accès aux grandes enseignes, référencement sur les marketplaces, traçabilité normalisée. En revanche, tenter d’économiser sur cette étape en recourant à des codes non officiels peut vite se révéler coûteux à moyen terme (blocage produits, déréférencement, changements d’étiquettes). Il est donc préférable d’intégrer cette redevance GS1 dans votre modèle économique dès la conception de votre gamme.

Attribution de votre préfixe entreprise et génération des codes

Après validation de votre adhésion, GS1 France vous attribue un préfixe entreprise unique, matérialisé par une plage de numérotation. C’est à partir de ce préfixe que vous allez générer vos codes EAN-13. La méthode recommandée consiste à mettre en place un plan de numérotation interne : par exemple, réserver certaines tranches pour une famille de produits (alimentaire, cosmétique, textile), pour différencier les conditionnements (unité, pack, carton) ou les variantes (taille, couleur, parfum). Ce plan agit comme une charte interne qui évite de « consommer » des codes de manière anarchique.

Chaque nouveau produit se voit attribuer un code article distinct, que vous concaténez avec votre préfixe entreprise avant de calculer la clé de contrôle. De nombreux outils, fournis ou recommandés par GS1, automatisent cette étape et vous garantissent la conformité du code généré. Il est essentiel de conserver une base de données à jour, même simple (tableur, ERP, PIM), listant chaque code EAN, la référence interne associée, la description du produit et son statut (actif, obsolète). Cette traçabilité numérique vous évitera les réutilisations accidentelles de codes EAN, formellement déconseillées par GS1.

Alternatives non officielles : générateurs en ligne et leurs risques

Sur le web, on trouve une multitude de générateurs de codes-barres et de vendeurs de codes EAN « prêts à l’emploi », parfois à des tarifs très attractifs. Tentant, n’est-ce pas, surtout lorsqu’on démarre son activité avec un budget serré ? Pourtant, ces alternatives non officielles comportent de nombreux risques. D’abord, rien ne garantit que ces codes n’aient pas déjà été attribués à une autre entreprise dans un autre pays, ce qui peut entraîner des conflits de référencement, voire des blocages lors du contrôle par les distributeurs.

Ensuite, de plus en plus de marketplaces et de grands retailers vérifient systématiquement la validité des codes EAN produits via les bases GS1. Un code non enregistré ou associé à une autre entreprise peut conduire à un refus de mise en vente, à la suspension de fiches produit ou à des demandes de justificatifs supplémentaires. Enfin, en cas de litige ou de rappel produit, l’absence d’adossement officiel à GS1 complique considérablement la traçabilité. C’est un peu comme rouler avec une fausse plaque d’immatriculation : cela peut passer un temps, mais les conséquences peuvent être lourdes dès que vous êtes contrôlé.

Génération et gestion de vos codes-barres EAN

Logiciels de création de codes-barres : BarTender et labeljoy

Une fois vos codes EAN produits définis, il faut les transformer en codes-barres graphiques exploitables sur vos étiquettes et emballages. Pour cela, des logiciels spécialisés comme BarTender ou Labeljoy s’imposent comme des références dans l’industrie. Ils permettent de générer des codes-barres EAN-13 ou EAN-8 à partir de vos séquences numériques, de contrôler la clé de vérification et d’exporter les visuels dans des formats adaptés à l’impression (PDF, PNG, EPS, etc.). Vous pouvez ainsi créer des modèles d’étiquettes combinant logo, texte marketing, mentions légales et code-barres en quelques clics.

Ces solutions se connectent souvent à vos bases de données (Excel, SQL, ERP) pour automatiser la création d’étiquettes en série. Vous gérez ainsi des centaines de références sans avoir à saisir chaque code manuellement. Dans un environnement plus simple, certains outils en ligne gratuits peuvent suffire pour générer ponctuellement un visuel de code-barres, mais ils ne remplacent pas un logiciel professionnel dès lors que vous avez des volumes importants, des imprimantes industrielles ou des exigences strictes en matière de qualité d’impression.

Plugins e-commerce : WooCommerce EAN et shopify barcode generator

Si vous vendez en ligne, l’intégration des codes EAN produits dans votre boutique e‑commerce est un levier puissant pour le référencement et la gestion de stock. Sur WooCommerce (WordPress), des extensions dédiées comme « WooCommerce EAN » ou « Product GTIN (EAN, UPC, ISBN) » ajoutent des champs spécifiques à vos fiches produits. Vous pouvez ainsi saisir ou importer vos codes EAN, les afficher sur le front-office, et surtout les utiliser dans vos flux produits vers Google Shopping, Amazon ou Cdiscount. Cette centralisation évite les ressaisies et les incohérences entre canaux.

Sur Shopify, des applications telles que « Retail Barcode Labels » ou « Barcode Generator » facilitent également la gestion des codes-barres. Elles permettent de générer des étiquettes physiques à partir des codes enregistrés dans vos fiches produits, ou d’associer vos codes GTIN/EAN existants pour une synchronisation fluide avec les marketplaces. L’objectif est clair : ne plus considérer le code EAN comme une contrainte administrative, mais comme un identifiant pivot qui alimente l’ensemble de votre écosystème digital.

Respect des spécifications dimensionnelles et zones de silence

Un code EAN produit correct sur le plan numérique peut néanmoins être illisible si l’impression ne respecte pas les spécifications techniques. GS1 définit des tailles minimales et maximales pour les codes-barres EAN-13 et EAN-8, ainsi qu’une notion clé : la zone de silence. Il s’agit de l’espace blanc, à gauche et à droite du code-barres, indispensable à la bonne détection du symbole par les scanners. Si cette zone est trop réduite ou envahie par d’autres éléments graphiques, les lecteurs optiques peuvent décrocher.

Vous devez également veiller au contraste (barres sombres sur fond clair), à l’absence de déformation (étirement horizontal ou vertical excessif), et à la qualité du support d’impression. Par exemple, imprimer un code EAN sur un film plastique très brillant ou sur un carton texturé peut compliquer la lecture. Un bon réflexe consiste à tester systématiquement vos maquettes avec un scanner, en situation réelle (en magasin, en entrepôt), avant de lancer un tirage industriel. Mieux vaut ajuster légèrement la taille de votre code-barres ou son emplacement que de gérer des refus de lecture en caisse.

Systèmes PIM pour la centralisation des identifiants produits

À mesure que votre catalogue s’étoffe, la gestion des codes EAN produits devient vite un enjeu stratégique. C’est là qu’intervient le PIM (Product Information Management), un système dédié à la centralisation et à la diffusion de vos données produit. Dans un PIM, chaque fiche article regroupe les informations marketing (titre, description, images), les attributs techniques (dimensions, matières, normes), mais aussi les identifiants clés : EAN, SKU interne, références fournisseur, etc. Le PIM agit comme une « source de vérité » unique pour l’ensemble de vos canaux.

En centralisant vos codes EAN dans un PIM, vous réduisez drastiquement les risques de doublons ou d’erreurs lors des exports vers vos sites e‑commerce, marketplaces, catalogues papier ou systèmes internes (ERP, WMS). Vous pouvez également tracer l’historique des modifications, archiver les codes devenus obsolètes et réserver des plages de numérotation pour des projets futurs. Pour les entreprises en croissance, cette approche structurée devient vite incontournable pour garder la maîtrise de leurs identifiants produits.

Intégration des codes EAN dans votre catalogue produit

Attribution systématique par référence et variante produit

Pour tirer pleinement parti des codes EAN produits, il est indispensable d’adopter une règle simple : chaque variante physique vendue doit disposer de son propre EAN. Cela signifie qu’un même modèle décliné en trois tailles et quatre couleurs nécessitera douze codes EAN distincts. De même, un changement de contenance (250 ml vs 500 ml), de conditionnement (unitaire vs pack de 6) ou parfois de formulation impose la création d’un nouveau code. Cette granularité peut sembler contraignante au départ, mais elle reflète la réalité de votre offre en rayon et en logistique.

En pratique, vous pouvez articuler votre système de codification autour d’un SKU interne (référence courte) que vous associez à un ou plusieurs EAN selon les déclinaisons. L’important est de documenter clairement ces correspondances dans votre base produits, afin que vos équipes commerciales, logistiques et marketing parlent le même langage. Sans cette rigueur, les erreurs se multiplient : confusion de références, commandes mal préparées, retours clients, blocages en caisse. Un plan d’attribution systématique des EAN par variante produit est donc un investissement en temps qui se rentabilise très vite.

Flux de données : fichiers CSV et API vers marketplaces

Une fois vos codes EAN intégrés à votre catalogue, l’étape suivante consiste à les diffuser automatiquement vers vos différents canaux de vente. La plupart des marketplaces et comparateurs de prix exigent la présence d’un identifiant produit standardisé (GTIN/EAN) dans les flux de données. Vous pouvez transmettre ces informations via des fichiers CSV ou XML générés depuis votre ERP, PIM ou back-office e‑commerce, ou bien via des connexions API assurées par des outils de feed management (Lengow, Channable, etc.).

Dans ces flux, le champ EAN joue un double rôle : il sert à identifier univoquement votre produit, mais aussi à le faire correspondre aux bases de données internes des plateformes. Par exemple, sur certaines marketplaces, fournir un EAN correct permet de rattacher automatiquement votre offre à une fiche produit existante, avec photos et descriptifs déjà optimisés. À l’inverse, un EAN manquant, erroné ou déjà utilisé par un autre vendeur peut bloquer la publication ou générer des associations incorrectes. D’où l’importance de bien contrôler vos données avant chaque mise à jour massive.

Optimisation du référencement sur amazon et cdiscount avec les EAN

Les codes EAN produits sont également un levier puissant pour optimiser votre visibilité sur des plateformes comme Amazon ou Cdiscount. Sur Amazon, par exemple, l’EAN (ou plus largement le GTIN) est l’un des critères clés pour indexer votre produit dans le catalogue mondial. Un code valide et officiellement enregistré facilite la création de nouvelles fiches, évite les conflits avec d’autres vendeurs et améliore la qualité perçue de votre offre. De nombreux vendeurs professionnels constatent qu’une base EAN propre réduit les blocages de catalogue et les demandes de justificatifs de propriété de marque.

Sur Cdiscount, l’EAN est également incontournable pour le référencement, le regroupement des offres et le suivi des performances. En fournissant des EAN précis, vous permettez aux algorithmes des marketplaces de mieux catégoriser vos produits, de les relier à des avis clients existants et de les proposer dans les recommandations personnalisées. En quelque sorte, le code EAN agit comme un « sésame » qui ouvre plus facilement les portes de la visibilité. Négliger cet identifiant revient à compliquer inutilement votre stratégie de référencement produit.

Exploitation des codes EAN pour la logistique et la distribution

Scanners industriels et terminaux mobiles en entrepôt

Dans la chaîne logistique, les codes EAN produits sont partout : réception de marchandises, préparation de commandes, inventaires, cross-docking, expéditions. Les entrepôts modernes sont équipés de scanners industriels (pistolets laser, douchettes, lecteurs fixes) et de terminaux mobiles qui lisent ces codes en un clin d’œil. Chaque scan déclenche une action dans le système d’information : mise à jour de stock, validation de picking, confirmation de chargement, etc. Le code EAN devient ainsi la « clé d’entrée » de chaque mouvement physique dans votre SI.

Grâce à ces équipements, les opérateurs n’ont plus besoin de saisir manuellement des références longues ou ambiguës. Le risque d’erreur chute drastiquement, tandis que la vitesse de traitement augmente. Pour les petites structures, un simple lecteur USB relié à un ordinateur ou une tablette peut suffire pour fiabiliser les inventaires. Pour les entrepôts plus importants, des terminaux RF ou des solutions vocales couplées aux EAN offrent un niveau d’efficacité encore supérieur, en particulier dans les secteurs à fort volume comme la distribution alimentaire ou le e‑commerce.

Synchronisation avec les systèmes WMS et ERP

Pour que tout fonctionne de manière fluide, vos codes EAN produits doivent être correctement intégrés dans vos systèmes WMS (Warehouse Management System) et ERP (Enterprise Resource Planning). Dans un WMS, l’EAN permet de lier chaque mouvement de stock à une fiche article unique, quelle que soit la localisation dans l’entrepôt. Lorsqu’un opérateur scanne un produit pendant un inventaire ou une préparation de commande, le WMS sait immédiatement de quel article il s’agit, quelles sont les quantités théoriques et quelles actions déclencher (réapprovisionnement, alerte, etc.).

Dans l’ERP, les EAN servent de passerelle entre les données logistiques, commerciales et financières : commandes clients, facturation, achats fournisseurs, statistiques de rotation des stocks. En harmonisant vos identifiants produits (SKU interne et EAN) entre WMS, ERP et outils de vente, vous créez un référentiel cohérent qui réduit les frictions entre services. Vous pouvez alors suivre plus finement les performances par référence, détecter les ruptures imminentes et prendre des décisions éclairées sur vos approvisionnements.

Traçabilité RFID couplée aux identifiants EAN

Avec la montée en puissance des technologies de traçabilité avancées, comme la RFID (Radio Frequency Identification), on pourrait croire que le code EAN est voué à disparaître. En réalité, ces deux systèmes sont souvent complémentaires. La RFID permet de suivre des palettes, des cartons ou des pièces individuelles sans contact visuel direct, en lisant des étiquettes électroniques. Ces étiquettes stockent généralement un identifiant qui fait référence au code EAN produit ou au GTIN correspondant. L’EAN reste donc la « colonne vertébrale » de l’identification, tandis que la RFID ajoute une couche de rapidité et d’automatisation.

Dans les secteurs où la traçabilité est critique – santé, aéronautique, luxe, agroalimentaire – cette combinaison EAN + RFID offre un suivi extrêmement fin, depuis la production jusqu’au point de vente. Vous pouvez, par exemple, tracer l’origine de chaque lot, gérer des rappels ciblés ou détecter des circuits parallèles. Les investissements nécessaires sont plus importants, mais ils se justifient dans des environnements où la qualité de la donnée produit et la sécurité des flux sont stratégiques.

Conformité réglementaire et vérification des codes EAN

Contrôle de validité via les bases de données GS1

Pour s’assurer qu’un code EAN produit est bien conforme et officiellement enregistré, la référence reste les bases de données GS1. De nombreux distributeurs et marketplaces s’appuient sur ces référentiels pour vérifier la cohérence entre un EAN et l’entreprise qui le déclare. GS1 met également à disposition des services de recherche et de vérification permettant de retrouver le titulaire d’un code ou de détecter des anomalies flagrantes (préfixe incohérent, format invalide, etc.). Avant de déployer une nouvelle gamme, il est judicieux de contrôler un échantillon de vos codes pour valider votre processus de génération.

Certaines solutions logicielles – ERP, PIM, outils de gestion de catalogue – intègrent d’ailleurs des fonctions de validation automatique basées sur l’algorithme de la clé de contrôle et sur des tables de préfixes GS1. Cela permet de bloquer en amont les EAN mal formés ou manifestement erronés. En cas de doute sur un code existant (par exemple si un fournisseur étranger vous transmet des EAN pour une marque de distributeur), vous pouvez également solliciter GS1 pour vérifier la situation et éviter d’importer des anomalies dans votre système.

Obligations légales pour la vente en grande distribution

Dans la pratique, aucune loi n’impose formellement l’utilisation d’un code EAN pour vendre un produit. Cependant, la quasi-totalité des enseignes de grande distribution, des centrales d’achat et des marketplaces en font une condition contractuelle. Sans code EAN produit valide, vos articles ne pourront tout simplement pas être intégrés dans leurs systèmes de caisse, de logistique ou de référencement. Pour certains secteurs réglementés (pharmacie, parapharmacie, agroalimentaire), l’identification normalisée des produits s’inscrit aussi dans un cadre plus large de traçabilité et de sécurité sanitaire.

Lors de la signature d’un référencement avec une grande enseigne, il est fréquent que le cahier des charges mentionne explicitement l’obligation d’utiliser des codes GS1 officiels, accompagnés d’étiquettes conformes (taille, lisibilité, emplacement). Le non-respect de ces exigences peut entraîner des pénalités, des retours marchandise ou des retards de mise en rayon. De même, sur les principales marketplaces internationales, la fourniture d’un GTIN/EAN valide est devenue la norme, avec parfois des procédures d’exemption réservées à quelques cas spécifiques (produits sur-mesure, œuvres d’art, pièces uniques).

Résolution des doublons et codes EAN invalides

Malgré toutes les précautions, il arrive que des codes EAN produits posent problème : doublons internes, réutilisation involontaire d’un code obsolète, erreur de saisie sur l’emballage, conflit avec un autre vendeur sur une marketplace. Dans ces situations, l’important est de réagir rapidement et méthodiquement. En interne, commencez par auditer votre base produits pour identifier toutes les occurrences du code incriminé et vérifier s’il est associé à plusieurs références. Si c’est le cas, il faudra réattribuer un nouveau code à l’une des références et planifier la mise à jour des étiquettes, des flux et des systèmes.

Sur les marketplaces, lorsqu’un conflit survient (par exemple, votre EAN est déjà utilisé pour un autre produit dans le catalogue), vous devrez généralement fournir des preuves de légitimité : factures GS1, photos de l’emballage montrant clairement le code-barres, documents de marque. Si le code est manifestement invalide (mauvaise clé de contrôle, longueur incorrecte), la meilleure option est souvent de le remplacer par un code correct, officiellement généré à partir de votre préfixe GS1, puis de mettre à jour toutes vos données. En cas de doute persistant, GS1 France peut vous accompagner pour clarifier la situation et sécuriser votre schéma de codification à long terme.

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